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Afrik Urban’Arts 2017 : Abidjan, capitale afro-mondiale de la danse !

Publie le mardi 03 octobre 2017

Du jamais vu pour cet art de la scène qu’est la danse en Côte d’Ivoire et dans bien des pays en Afrique ! Oui, un concert exclusivement consacré à la danse contemporaine, sera offert au public ivoirien, le 8 octobre, de 18h à minuit, à la place Ficgayo de Yopougon.

Ce sera en clôture du Festival Afrik Urban’Arts qui en sera à sa 6e édition et qui planchera, la veille, au Goethe Institut de Cocody, autour de la thématique « Un mouvement de plus… », à l’initiative de la danseuse et chorégraphe ivoiro-haïtienne, Jenny Mezile, directrice de l’Ecole d’arts « Les pieds dans la mare ».

En effet, pour la directrice du Festival qui réunira une centaine de danseurs et chorégraphes de renom qui viendront des quatre coins du monde, cette thématique (re) vient mettre l’art chorégraphique au cœur des arts vivants. Arguant en cela qu’aussi bien, en musique, théâtre que conte, etc., il n’y a d’art de la scène qui ne fasse appel à la danse.

Jenny Mezile, soutenue en cela par son adjoint, Massidi Adiatou de la fameuse compagnie ivoirienne N’soleh et médaillée des VIIIes Jeux de la Francophonie, « Afrik Urban’Arts 2017 sera l’occasion pour traiter de la professionnalisation du métier de danseur, de son profil de carrière ainsi de l’accompagnement institutionnel et multilatéral de ceux qui fondent le succès de bien d’artistes-musiciens et chanteurs ».

Du ziguéhi aux rouskaskass

Il en est ainsi, depuis plus d’une décennie, de la déferlante du coupé-décalé dont l’attrait réside plus que tout, dans les concepts chorégraphiques. Mais dont les danseurs les plus doués ne vivent qu’aux crochets des chanteurs.

En effet, la capacité de la jeunesse ivoirienne à inventer des danses qui sont copiées, imitées dans toute l’Afrique de l’Ouest, du ziguéhi au coupé-décalé, en passant par le roukaskass (mélange de hip-hop et de coupé-décalé) est sans pareil.

30 ans d’histoire d’une danse qui rassemble et se transforme en mouvement, avec ses codes et attributs intégrants le langage, la mode et bien évidemment cette façon de danser vertigineuse de rapidité sur le son des percussions électroniques.

Le Festival ambitionne se positionner au premier plan au sein du réseau international des grandes plates-formes de création, de performance et de danse contemporaine. Et aussi, promouvoir la danse urbaine et contemporaine produite en Afrique. Notamment avec le mouvement coupé-décalé, adulé par toute la jeunesse ivoirienne et même au-delà de nos frontières. Ce qui positionne la Côte d’Ivoire en tête de ce mouvement.

« Un mouvement de plus… »

Bref, à travers le thème, tous les contours d’une meilleure expression artistique et d’un mieux-être social feront l’objet de réflexion pour « Un mouvement de plus… ». Cette 6e édition verra défiler des artistes de 4 continents, Afrique, Asie, Amérique, Europe…

Tout commencera par un débat posant la question du développement de la danse contemporaine sur le continent africain. « Où en sommes-nous, nous les artistes chorégraphes ? Où en sont les politiques, ceux dont dépendent le développement de notre art ? ». Telle sera la question gordienne à dénouer pour faire « Un mouvement de plus… ». Une expression chargée de sens pour un danseur bien sûr, mais aussi pour un migrant, une population, une culture…

« Un mouvement de plus… » qui parle à tous ceux qui sont enclavés dans un endroit, un fauteuil d’handicapé ou encore enfermés dans leur propre corps !  Aussi, Jenny Mezile, évoquant la corrélation entre le thème du Festival et l’actualité mondiale ayant lien avec l’Afrique, soutient-elle ;

« Cette année, le monde entier a vu arriver les migrants de partout, un mouvement de masse, de foule, dans toutes les situations, des plus simples au plus dramatiques. Alors nous voulons célébrer, en le dénonçant, ce grand mouvement à travers des moments de danse et ouvrir d’autres portes, celles de l’art, afin d’offrir au public ivoirien le plus grand « concert » de danse, jamais organisé ici, à Abidjan, et accueillir ce mouvement de plus… !  Ainsi nous irons à la rencontre de tous ceux qui ont décidés de faire un mouvement afin d’aspirer à une vie nouvelle. Nous vous invitons à danser. Où que tu sois, danse !  Un mouvement de plus… dans l’unité. La danse peut le faire, cet art-là peut le faire ».

Zota, Ordinateur et le coupé-décalé dans la place !

« Un mouvement de plus… » avec parades, spectacles, scènes ouvertes, ateliers pour enfants et ateliers pour danseurs. Pour cette 6e édition, Hajar Nouma (France), Moustapha Abdelkrim (France), Quddus Onikoku (Nigéria), Jenny Mezile (Côte d’Ivoire/Haïti), François-Xavier Gbré (Côte d’Ivoire/France).

À leurs côtés, de jeunes loups aux dents biens acérées de la danse contemporaine ivoirienne dont le nec plus ultra des danseurs du coupé-décalé. Entre autres : DJ Ange, Sarah Touré, Sophia Adiatou, La Compagnie N’soleh, Zota, Ordinateur, District 18, Majectic 225, African Swag, Real Boys, Karismatik, Black Power…

Pour en revenir au menu, notons que le samedi 7 octobre, au Goethe Institut, de 10h à 12h, un atelier portes ouvertes sera animé par Quddus Onikoku au profit de tous les danseurs. Suivra une conférence de presse suivie d’un débat réunissant danseurs professionnels et opérateurs culturels, en début d’après-midi.

Puis, au terme d’une parade festive dans les rues de Cocody réunissant danseurs invités et les populations, la cérémonie officielle d’ouverture avec scène ouverte pour les artistes invités se déroulera à partir de 18h.

La danse prend le pouvoir à Yop !

Le dimanche 8 octobre, à la Place Ficgayo de Yopougon, en guise de bouquet final, le fameux concert inédit de danse contemporaine débutera, à 18h, avec le show de Jenny Mezile et sa troupe, Les pieds dans la mare dans « La vie en rose ».

Suivront Africama d’Quddus Onikoku de YK projects (Nigeria), Symbiose de Hajar Nouma (Tunisie/France). La scène sera par la suite occupée par les prestations des 10 meilleurs crew de Baby dance Battle de RTI2 2017. Qui feront place à African Swag, Black Power, Karismatik, Real Boys (Côte d’Ivoire), District 18, Majecti 225, Petit Abobolais, Zota, Ordinateur, Les danseurs de Safarel, Les danseurs de Vitale, Les danseurs de Claire Bayi, Janine Kleen…

Afrik Urbanarts, le 1er festival de danse contemporaine et urbaine d’Abidjan est rendu possible grâce au Goethe Institut et à une formidable équipe réunie autour de Jenny Mezile, initiatrice et commissaire générale du festival et de Massidi Adiatou directeur adjoint du festival.  Cette 6e édition marque un tournant décisif dans le parcours du festival avec l’arrivée d’un partenaire phare qui est M-Group dont l’artiste chanteur Molare est le Pdg.

REMI COULIBALY
Fratmat.info

Source: fratmat.info


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