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Artistes ivoiriens: Comment ont-ils vécu leur art au plus fort de la Covid19

Publie le mercredi 20 mai 2020

Adjamé-220 logements. Dans l’atelier de couture qu’il gère à mi-temps depuis les premiers signes en Côte d’Ivoire de la pandémie à coronavirus, le jeune créateur de mode, nommé « Elégance IB » continue de recevoir ses clientes par petits groupes. Il s’est aussi lancé dans la confection des cache-nez, malgré l’annonce de l’important stock distribué par le gouvernement ivoirien, à toute les populations. Pour IB, il fallait mettre à contribution ses idées créatrices en apportant des réponses aux mauvaises langues qui font souvent état du manque d’ingéniosité de certains créateurs africains ou ivoiriens. A cela s’ajoutait également le fait que malgré les dons annoncés, plusieurs personnes dans son quartier ignoraient encore où se procurer les cache-nez. « De nombreux clients m’ont sollicité pour leur fabriquer des cache-nez ; ce qui m’a encouragé à me lancer dans la création de cet élément indispensable aujourd’hui et demain », explique-t-il, en prenant le soin de mettre l’accent sur ses précautions prises pour s’assurer de l’imperméabilité de son produit face à certaines couches. Il le dit en déplorant le manque de confiance dont faisait souvent preuve Codinorme face aux diverses initiatives. « Les spécialistes font savoir que nous vivrons désormais continuellement avec la maladie. Pourquoi ne pas laisser de telles initiatives s’exprimer ? » s’interroge-t-il. Comme Elégance IB, de nombreux créateurs de mode, connus ou non ont donné de la voix. Non pas se sucrer les poches dans la mouvance de la pandémie. Ils le font beaucoup plus pour apporter leur part à la lutte. C’est le cas des créateurs comme Alain Niava, Ossey, Roger Kora.

De Michèle Yakice

à Serge Beynaud

Dans la commune de Cocody-Angré où nous l’avons rencontrée, la directrice du centre de formation professionnel Michèle Yakice ne dit pas le contraire en donnant sa vision de la lutte contre la propagation du Covid-19. Pour elle il est surtout question de joindre l’utile à l’agréable en respectant certaines normes. Cela, en utilisant de la ouate, une matière spéciale qui empêche le passage de certaines particules » fait-elle savoir. Puis d’ajouter : « Nos produits proposés sont à 100% confectionnés dans du coton, avec quatre couches de tissus et de la ouate au milieu, pour offrir aux populations, un produit bien certifié ». Encouragée dans cette voie par Mme Mariam Dao Gabala, Michèle Yakice s’est rapprochée de certains centres hospitaliers notamment, le Chu de Grenoble en France, pour bénéficier de toutes les informations nécessaires pour la création de cache-nez adaptés. Mue par le souci de fournir cet outil de protection à la masse, elle s’est entourée d’une équipe de travailleurs issus de sa jeune structure « Grain de mode », pour tout type de format standard ou spécialisé, parfois estampillés de logos de certaines entreprises ou centres professionnels clients. Dans ses ateliers, l’on trouve des cache-nez avec des lanières ou des plastiques à enrouler autour de la tête ou des oreilles : « Nous travaillons aussi bien pour les grands que pour les enfants de sept à douze ans. Nous offrons nos services aussi bien pour les petits visages que non. Ces cache-nez peuvent se porter longtemps donc nous proposons des couleurs pour permettre aux dames de les assortir à leurs vêtements » précise Michèle Yakice. Elle ne manque pas de faire savoir comment la crise sanitaire a permis de réinventer l’entreprise du textile qu’est Grand de mode. « Cela fait près de vingt ans que je n’ai pas passer de nuit blanche à travailler mais là, dans la mouvance de la Covid-19, en une semaine je l’ai fait 3 fois ».Dans le monde de la musique, les acteurs ont davantage réorienté le regard des populations sur les réseaux sociaux. Un regard qui s’imposera désormais, même après l’éradication de la pandémie. Sur les différents réseaux, des artistes comme Nash, Serge Beynaud, Pat Saco, Petit Denis, Yodé et bien d’autres ont fait vivre leur art, dans le respect des mesures du confinement. Loin des scènes, mais près des yeux, ils donnent aux populations, l’espoir de vivre en appréciant autrement le fruit de leurs créations. Et donner ainsi aux amoureux des arts de la scène, d’autres raisons pour apprécier les opportunités du net et des réalités nouvelles imposées par la Covid-19.

Source: fratmat.info


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