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Exposition/«Perception» d’Isidore Koffi : Donner un sens visuel à la tache en questionnant l’oeuvre

Publie le mercredi 13 juin 2018

Il avait abordé lors de sa première exposition individuelle intitulée « No comment ! » les difficultés de l’Afrique aux prises avec l’urbanité.  Au centre de sa préoccupation esthétique figuraient les attitudes et les installations anarchiques des quartiers précaires (électriques, adduction d’eau et scènes de rue).

C'est ce que le jeune peintre Isidore Koffi avait mis en scène dans la structuration de ses toiles. Et cela, dans une grammaire picturale proche de l’impressionnisme.

Pour sa 2ème exposition individuelle, du 14 juin au 1er juillet 2018, à la galerie Houkami Guyzagn, intitulée « Perception », il franchit un pas en termes de construction de son espace de travail. En effet, Isidore Koffi expérimente sur sa surface de travail, l'ensemble des techniques artistiques qui utilisent des taches. Il pose la tache ou encore la touche - ces petites étendues de couleur - d'aspect différent, sur la toile par un coup de pinceau formant des unités distinctes.

Dans sa nouvelle orientation, la tache joue donc un rôle important dans le sens d’éclaboussure dont on pourrait penser que le peintre ne contrôle pas la forme. Loin s’en faut. Tout ceci, faut-il le souligner, donne un aspect d’"expressionnisme abstrait" ou encore d’ "abstraction lyrique" à son travail.

L’artiste s’en défend. « Les créations de cette exposition ont un rapport à voir avec ma 1ère exposition. La touche nouvelle, c’est de faire vivre les taches et leur donner un sens visuel », affirme-t-il. Et d’ajouter qu’il s’agit pour lui également de questionner l’œuvre. « De près avec les taches, nous ne distinguons  pas d’éléments visibles (…) De loin nous observons une toile bien reconstituée en ayant réussi à extraire de l’abstrait une image figurative », explique le peintre Isidore dans cet exercice visuel.

L’observateur peut ainsi mieux comprendre  que « Perception », c’est également des scènes bâties autour des activités économiques qui se développent en marge des villes donc de l’urbanité.

« On ne vient pas à l’art sans avoir une émotion forte (…) J’ai été particulièrement frappé par l’œuvre du peintre Isidore Koffi. Je m’assimile à son œuvre », a expliqué Ndoba Hervé, associé-gérant de NH Consulting and Engineering, parrain de cette exposition.

Salif D. CHEICKNA

Source: Fraternité Matin


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