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Maurice Bandaman aux artistes ivoiriens : « Je veux que nos artistes fassent envie que faire pitié »

Publie le vendredi 26 janvier 2018

Maurice Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie a dévoilé ce jeudi 25 janvier 2018 à l’Insaac ses priorités de l’année après avoir fait dressé son bilan de l’année 2017 à l’occasion de la traditionnelle rentrée culturelle de son département qui a mobilisé tous les acteurs du secteur de la Culture en Côte d’Ivoire.

Tribune par excellence d’échanges entre le premier responsable de la Culture et tous les acteurs dudit département, la rentrée culturelle 2018 du ministère de la Culture et de la Francophonie, s’est faite ce jeudi 25 janvier 2018 en présence des différents acteurs clés de ce secteur. Maurice Bandaman était à l’occasion accompagné par huit de ses collègues du gouvernement à savoir les ministres Anne Oulotto, Kandia Camara, Kaba Nialé, Ly Ramata Bakayoko, Mariatou Koné, Abinan Pascal et Issa Coulibaly. Tribune par excellence d’échanges entre le premier responsable de la Culture et tous les acteurs dudit département, la rentrée culturelle 2018 du ministère de la Culture et de la Francophonie, s’est faite ce jeudi 25 janvier 2018 en présence des différents acteurs clés de ce secteur. Maurice Bandaman était à l’occasion accompagné par huit de ses collègues du gouvernement à savoir les ministres Anne Oulotto, Kandia Camara, Kaba Nialé, Ly Ramata Bakayoko, Mariatou Koné, Abinan Pascal et Issa Coulibaly. Maurice Bandaman qui dressait le bilan 2017 de son département s’est dit heureux et fier d’avoir suivi à la lettre la volonté du président de la république de faire de la Côte d’Ivoire un « hub culturel ». « 2017 a donc traduit la volonté du président de la République à faire de notre pays un ‘’hub culturel’’ », a-t-il traduit. Pour le premier responsable de la Culture en Côte d’Ivoire, cette volontée et vision du président de la République de faire du pays ‘’un hub culturel’’ ont été effectivement matérialisées par d’énormes investissements et accompagnements financiers de l’État. Ainsi, confie Maurice Bandaman, des événements culturels de grande envergure ont pu se tenir au cours de l’année 2017 tant en Côte d’Ivoire qu’à l’extérieur pour valoriser le patrimoine culturel ivoirien. Ce sont entre autres, l’organisation à Abidjan des 8èmes Jeux de la Francophonie, le projet de la ‘’Route de l’esclave’’ , la participation de la Côte d’Ivoire à la 25ème édition du Fespaco en qualité de pays invité d’honneur, l’inscription le 6 novembre 2017 du Zaouli sur la liste représentative du Patrimoine culturel de l’Unesco. Selon Maurice Bandaman, tous ces résultats ont pu être atteints grâce à l’acquisition d’un cadre juridique adopté à l’Assemblée nationale en 2014, 2015 et 2016 certes, mais surtout grâce à un personnel et des acteurs de qualité. Du côté des acteurs, le ministre de la Culture et de la Francophonie s’est réjoui qu’enfin son message soit passé. Ce message adressé en grande partie aux artistes ivoiriens était le changement de mentalité. Il s’est par ailleurs réjoui qu’en 2017, son département soit moins sollicité dans le cadre des cas sociaux. « Nous avons été moins sollicités l’an dernier pour les prises en charges », a-t-il noté. Pour lui, les artistes ivoiriens devraient plutôt compter sur leurs talents en y mettant le sérieux dans ce qu’ils font. C’est pourquoi, les a-t-ils invité « à s’inspirer des modèles comme Alpha Blondy, Tiken Jah, Meiway et Magic System ». C’est d’ailleurs la raison de son appel aux artistes ivoiriens à mieux se vendre que de vouloir se faire passer pour des cas sociaux. « « Je veux que nos artistes fassent envie que faire pitié », a-t-il souhaité. Pour son programme 2018, Maurice Bandaman l’a axé sur la promotion du patrimoine culturel national qui va valoriser « les Savoirs et savoir-faire traditionnels, liés au tissage du pagne, chez les communautés baoulé, dan, gouro, koulango, sénoufo et wê ». C’est donc pour donner le ton de cette nouvelle année que le premier responsable de la Culture était lui-même paré dans un costume traditionnel sénoufé avec des parures Akan. Au nom donc, dira-t-il, du président de la République, il s’est montré reconnaissant à l’endroit de ses collègues, femmes, du gouvernement en les élevant aux grades de commandeurs et officiers du mérite culturel ivoirien pour la promotion des costumes traditionnels qu’ils font si bien.

Philip Kla

Source: Autre Presse


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