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Musique : Une «3ème Dose» offerte par Tiken Jah

Publie le mercredi 03 mai 2017

Les férus de reggae ont depuis ce matin leur «3ème Dose». Comme prévu, le maxi single éponyme de Tiken Jah Fakoly est disponible dans les bacs à disques. Hier, à sa résidence sise à Yopougon-Maroc, le chanteur a échangé avec la presse sur ce produit qu’il met sur le marché.

Expliquant les raisons qui l’ont poussé à sortir ce maxi single maintenant. «J’avais envie de m’exprimer par rapport à l’actualité sociopolitique. Et comme c’est tous les deux ans que je sors un album inter- national, je n’avais pas envie d’attendre 2018 pour m’exprimer», a-t-il indiqué.

«3ème Dose» chanté en featuring avec Lexxus, «Tu m’as tué» sur lequel a collaboré Sam’s K le Jah, «Politiqui» et «3ème Dose» en version dub sont les titres qui figurent sur le maxi single du descendant de Fakoly.

Il a expliqué le choix des thématiques abor- dées. «Aujourd’hui il y a un sujet qui concerne une grande partie de l’Afrique, c’est le sujet du 3ème mandat. J’avais envie d’exprimer mon opposition par rapport à ce phénomène.

Pour moi, c’est un manque de respect aux militants de celui qui a envie de faire un 3ème mandat. Cela veut dire que dans son parti, il n’y a aucune intelligence, aucune personne capable de diriger le pays.

C’est quelque chose qui bloque la jeunesse. Avec ces affaires de 3ème mandat on va sa retrouver pendant des années avec les mêmes hommes politiques parce qu’il n’y aura pas de renouvellement de la classe politique», a exprimé Tiken Jah.

Dans le titre «Tu m’as tué», l’artiste rend hommage à certains leaders africains, tels Thomas Sankara, qui pour lui, reste un modèle. «Ce sont des gens qui ont marqué leur temps parce qu’ils voulaient cette union de l’Afrique tant recherchée.

Pour moi il ne faut pas les oublier. Qu’on sache le travail qu’ils ont fait. Si on les avait suiv- is, peut-être que l’Afrique se serait mieux portée aujourd’hui. Notre souhait c’est qu’on arrive aux moins à en parler pour que les générations futures viennent concrétiser. Car sans cette union, nous ne pourrons pas nous en sortir», estime Tiken Jah.

Dans «Politiqui» il appelle les Ivoiriens à plus de conscience, à quelques années de la présidentielle de 2020. «En 2010 il y a eu une crise postélectorale et nous avons perdu 3.000 personnes et eu des milliers de blessés. Nous approchons de 2020 et on voit que les batailles des partis politiques commencent. Il était important pour moi d’interpeler les populations pour leur dire de faire attention. On risque de nous manipuler encore. Quand il y a des morts c’est toujours dans nos rangs. Il s’agissait aussi de dire aux dirigeants que maintenant les peuples africains sont réveillés et qu’ils ne peuvent plus nous tromper», a-t-il indiqué.

Plusieurs autres questions ont été abordées au cours des échanges qui ont suivi la présentation du maxi single?

M’Bah Aboubakar

Source: L expression


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