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On The Track : Bébi Philip, entre vie privée et vie de scène

Publie le mercredi 16 septembre 2020

On l’appelle Mister BBP. En dix ans de carrière, l’arrangeur-chanteur crédité de la médaille de chevalier dans l’ordre du mérite culturel ivoirien, qui a fait 3 fois salle comble au Palais de la culture, a pris une autre dimension.

Ce samedi 19 septembre 2020, Bébi Philip sort un album multiculturel de 16 titres intitulé On The Track. Avant la sortie de cette œuvre, Top Visages Live a rencontré l’artiste dans son studio BBP Records à la Riviera-Palmeraie Sipim 4.

Au cours de cette interview, il nous a fait écouter des chansons comme Prophétie, Samatank en feat avec Mohamed Diaby, Maladie de cœur, Piège à souris, Me Yoff en feat avec Josey, Happy Birthday, No limit en feat avec Kérozen…

 

Quel est ton état d’esprit à la veille de la sortie de ton album ?

– Mon état d’esprit est beau fixe, je suis positif et j’ai même hâte que l’album sorte. Je le considère comme mon vrai album. Parce que le premier était une compilation de mes singles. Mais, sur cette nouvelle œuvre, il y a 12 titres inédits, c’est pourquoi, je suis pressé de voir comment elle sera accueillie, surtout comment mes mélomanes vont réagir.

Combien de temps as-tu consacré à réalisation de cet album ?

– Depuis trois ans, je travaille sur cet album. Rassurez-vous, tout est fin prêt pour la sortie le 19 septembre, à 00h 01mn. Il y a quelques jours, nous avons lancé la précommande pour les abonnés de toutes les plateformes digitales. J’invite tout le monde à l’écouter avec une bonne sono afin d’apprécier de la bonne musique, des chants et des arrangements.

A quoi doit-on s’attendre avec ces 16 titres ?

– C’est mon vécu que j’ai chanté dans cet album. Et je pense que beaucoup de personnes vont se retrouver dans ce que j’ai chanté. C’est un peu comme mon dernier single Judas. Dans la vie, chacun de nous a eu son judas, une personne en qui tu as eu confiance et qui t’a trahi. Dans cet album je suis à 80% entre ma vie privé et ma vie artistique. Disons, c’est le résumé de ma carrière.

Pourquoi ce choix ?

– Bêh, j’ai toujours fonctionné ainsi dans ma carrière. Les singles que j’ai l’habitude de sortir sont, en grande partie, inspirés de mon vécu. Je les chante afin d’éviter à certaines personnes de vivre les mêmes choses.

Quel genre de musique as-tu servi aux mélomanes ?

– C’est un album folklorique avec du mbalax, du mandingue, de la rumba… C’est un mixage de musique traditionnelle et urbaine. Si tu es un fan de ‘’Roukaskass’’, cet album n’est pas pour toi. J’ai produit un album pour qu’il soit écouté.

Pourquoi avoir effectué des voyages au Sénégal, en Belgique pour la réalisation de cet album ?

– J’étais en quête de quelque chose de meilleur, en quête de perfection. C’est pourquoi, j’ai confié le mixage, le mastering à des références en la matière. Parce que sur cette œuvre, mis à part le titre No Limit (avec en feat Kérozen) dont j’ai confié les arrangements à mon ‘’fils’’ Mano Beat, j’ai arrangé tous les 15 autres morceaux. Donc, il fallait que d’autres professionnels de la musique m’apportent leur expérience.

A voir la couleur multiculturelle de cet album, on pourrait penser que tu es en train de quitter le couper-décaler ?

– Pas du tout ! Je suis un pur produit du couper-décaler. Je ne fais pas du couper-décaler bling-bling, ou boucan. Je fais le couper-décaler en mélodie. Quand vous allez écouter le titre avec en feat Mix 1er, vous allez comprendre le niveau musical du couper-décaler qui figure dans cet album. Je profite pour redire aux gens que le couper-décaler ne va pas mourir. Parce que tout ce que nous faisons comme musique, il y a une base de couper-décaler.

Y a-t-il d’autres featurings que les mélomanes vont découvrir sur l’album ?

– Oui, bien sûr. Il y a Mohamed Diaby, Josey, Mix 1er, Kérozen et Alain Tailly qui a fait l’intro de l’album. C’est formidable à écouter cet album. Mes fans, vous ne serez pas déçus car c’est du costaud.

Pourquoi, n’as-tu pas sollicité un artiste nigérian ou un rappeur français ?

– J’ai bien évidement voulu un featuring avec un artiste du Nigéria sur cet album. Mais ce dernier m’a réclamé la somme de 30 000 euros (19 650 000 F FCFA). J’étais obligé de mettre la chanson en stand bye (Il nous fait écouter le titre en question). C’est dommage parce que cet artiste vient prendre de gros cachets en Côte d’Ivoire. Et, en retour, il m’impose une telle somme à un artiste de ma trempe. Cela doit interpeller tous les Ivoiriens à davantage soutenir leurs artistes. Les ivoiriens doivent faire bloc derrière leurs artistes. Nous avons tous les meilleurs talents d’Afrique en Côte d’Ivoire. C’est pourquoi, j’ai même demandé qu’on revoie le quota de diffusion de musiques étrangères sur nos radios. Ainsi, sur les playlistes, faire la part belle aux chansons des artistes nationaux.

Cela t’a choqué qu’un artiste te demande cette somme pour un featuring ?

– Oh non, pas vraiment. J’ai pris cela avec esprit fairplay. Cependant, cela doit interpeller tous les Ivoiriens qui doivent savoir que les gens aiment l’argent de la Côte d’Ivoire, mais ils n’aiment pas la Côte d’Ivoire. Notre pays est la plaque tournante du show-biz africain. Et nous savons tous ce que le Côte d’Ivoire apporte à la musique naïja. C’est ça qui m’a fait un petit pincement au cœur.

Quel est le challenge avec cet album ?

– Ce sont des tournées en Afrique, en Europe. Désormais, je vais me produire en live parce que les playbacks, en tant que musicien, tu ne peux pas bien t’exprimer sur la scène. Dans cet album, il y a mon rêve : je vise la scène de l’Olympia de Paris. Et, pour y arriver, il faut des tournées en live avant d’aller remplir la salle de l’Olympia. Je ne vise pas pour l’instant un disque d’or, mais mon défi est de jouer à l’Olympia. Après, je vais glaner les disques d’or. Donc, je vais pas à pas. Vous verrez que le prochain album va comporter peut-être plus de 16 titres.

On a appris que tu joueras en première partie du concert de Koffi Olomidé le 21 février 2021 à U-Arena Paris La Defence (Ex-Bercy) ?

– Oui, je serai à U-Arena Paris La Defence le 21 février 2021 aux côtés du grand Mopao Koffi Olomidé. C’est un grand artiste de l’Afrique avec qui j’ai collaboré. Et il m’apprécie bien. Avec l’album On the track, je vais prendre la température de la salle parce que je dois revenir jouer en tête d’affiche. Je ne suis pas encore sur le trône, mais le prochain sur la liste, c’est moi. Voilà la prophétie !

Qu’est-ce que tu retiens de la levée de fonds qui t’a permis de réaliser cet album ?

– Je retiens que la solidarité ne se définit pas par la parole, mais par des actes. Mes fans se sont mobilisés pour produire cet album. Parce qu’ils ont compris que j’avais traversé une période sans spectacle, voilà pourquoi ils ont répondu massivement à mon appel. Cet album a été possible grâce à la contribution de mes fans. Donc, je suis obligé de leur rendre cela par des actions sociales. La levée de fonds est terminée, mais je reste disponible pour un éventuel sponsoring pour donner une autre dimension à cette œuvre. L’album On The Track doit marquer l’histoire de la musique ivoirienne. Nous sommes ouverts aux échanges avec tous les annonceurs. J’ai encore une dizaine de clip-vidéos à réaliser. C’est le moment pour eux de savoir comment placer leur produit avec mon image, parce que je suis convaincu de la qualité de mon album.

Pour la réalisation de ton album, tu as dû stopper les arrangements d’autres artistes

– Oui, il fallait que je me concentre sur mon album. C’est pourquoi j’avais bloqué le studio pour finir l’album. Mais, je vais reprendre d’ici peu.

Comment la promotion va-t-elle s’organiser ?

– Avec cet album qui couronne 10 ans de scène, chaque fan de Bébi Philip doit s’acheter 10 CD. Avec la maison de distribution Dream Maker, il y aura une caravane de dédicace dans le district D’Abidjan et dans les villes de Côte d’Ivoire. Nous allons sillonner l’intérieur du pays. Je profite pour demander à nos dirigeants de mettre balle à terre au nom de la paix et de l’unité de la Côte d’Ivoire.

Réalisée par Charly Légende

Source: Topvisages.net


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